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L’analyse de matérialité United.b

Charles Vielvoye nous dévoile la méthode de l'analyse de matérialité, et donnes les résultats pour United.b

C’est quoi une analyse de matérialité ?

Le terme matérialité est l’adaptation de l’anglais materiality désignant « pertinence ». Il correspond au principe de priorisation des enjeux : sont-ils suffisamment importants pour qu’il faille les couvrir. L’analyse de matérialité est un outil de construction d’une stratégie RSE se matérialisant de trois façons :

  • un dialogue avec les parties prenantes de la structure concernée
  • la revue critique de la stratégie RSE existante
  • la rédaction de livrables structurants.

 

Comment s’est construire l’analyse de matérialité chez United.b ?

En collaboration avec un cabinet de conseil et l’aval d’un COPIL constitué de membres RSE de la holding et des enseignes du groupe, l’analyse de matérialité s’est faite en 4 étapes ci-contre.

L’analyse de matérialité est l’étape 1 vers l’anticipation la future réglementation européenne de la double matérialité, obligeant aux entreprises de croiser la matérialité financière (les impacts de l’environnement sur l’entreprise) avec la matérialité ESG (les impacts de l’entreprise sur son environnement).

Les étapes 2 et 3 étant en cours de consolidation, cet article ne présente que la méthodologie et les résultats de l’étape 1.

 

Méthodologie de l’étape 1

Pour une première analyse de matérialité, United.b s’est concentré sur les 31 enjeux RSE suivants :

Ce choix s’est fait selon la norme ISO 26000, les tendances du marché, réglementaires, d’actualités et l’expertise du cabinet de conseil.

Le challenge de notre démarche RSE existante s’est fait de 3 façons :

Le diagnostic du cabinet de conseil partenaire avec 3 niveaux de maturité : élevé (politique structurée, indicateurs de suivi, objectifs ambitieux), moyen (actions mises en place, sans stratégie structurée), faible (peu ou pas d’informations)

Un benchmark sur 5 entreprises concurrentes ou équivalentes : Décathlon, Amazon, Mediamarkt, Groupe Seb, Fnac-Darty.

La consultation de nos parties prenantes internes et externes afin de connaître leurs attentes. Le questionnaire avait une double notation sur 5 points : noter l’importance de l’enjeu et l’impact de l’enjeu.

 

Résultats de l’étape 1

Diagnostic & maturité

Le résultat du diagnostic de maturité de United.b pour les enjeux Planet est le suivant. Au regard du benchmark, ce niveau de maturité est conforme à celui du marché. En revanche, seulement 4 enjeux sur 13 ont une maturité perçue élevée chez United.b, et 2 enjeux sont en-dessous de la moyenne du marché : eau & énergie et offres alternatives.

Ce comparatif amène naturellement à la question de la priorisation de l’action. La consultation est justement l’une des clés de lecture pour définir cette priorisation, grâce à la matrice de matérialité.

La matrice de matérialité

Cette matrice de matérialité illustre l’importance et l’impact moyen donné par les parties prenantes internes en abscisse et par externes en ordonnée, et ainsi voir deux éléments : l’écart de perception entre les deux parties, et le niveau d’attention de chacun.

La zone rouge correspond aux enjeux “top”. On remarque que 7 d’entre eux sont des enjeux Planet. On y retrouve l’écoconception et la fin de vie des produits, des enjeux à fort impact environnemental et pour lesquels United.b a une maturité élevée.
Concernant la zone bleue, ces enjeux ont des notes basses pour différentes raisons : soit l’attente par nos parties prenantes est faible, soit l’enjeu est déjà bien adressé par le groupe. C’est le cas pour le dialogue social et la diversité et inclusion.

L’écart de perception

Nous constatons d’abord un alignement majoritaire sur 17 enjeux, entouré en bleu. Ensuite, des zones d’écarts (violettes) apparaissent selon les besoins et les typologies d’acteurs (ex : les enjeux sociaux sont plus forts pour les parties prenantes internes). En revanche, nous considérons celles aux extrémités comme des signaux faibles à prendre en compte prochainement.

Grâce à cette analyse de matérialité, United.b a pu ces derniers mois construire un positionnement RSE complet avec un nouveau pilier pour notre stratégie Planet : la biodiversité. Pour renforcer ce positionnement, nous nous assurons désormais que chaque pilier agisse au niveau de l’entreprise, de son offre (produits et services) et pour la société. Ainsi, notre future feuille de route RSE répondra aux attentes de l’ensemble de ses parties prenantes.

Charles Vielvoye - responsable économie circulaire pour United.b

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Le jean made in france débarque avec le Fashion Cube Denim Center

Visite des lieux et explications du projet avec Christian Kinnen, Directeur Général du Denim Center.

Le 5 avril 2022, Fashion Cube inaugurait le Denim Center à Neuville-en-Ferrain (59), une usine de 3100m2 destinée à la production locale de jeans 100% made in France. Ce projet n’est que le premier d’une potentielle série d’usines, dans l’optique d’une réindustrialisation de la production de textile en France.

La création de cette usine, basée sur un ancien site de la marque Pimkie, constitue un investissement total de 3 millions d’euros, assumé par Fashion Cube et soutenu par les instances locales et régionales. Sa performance énergétique est assurée par une structure permettant de bénéficier d’inertie thermique, et l’ensemble des l’électricité utilisée dans l’éclairage et l’alimentation des machines est 100% renouvelable.

Au-delà d’un projet privé, l’usine est également un vecteur d’emploi et d’insertion pour la population locale. Les ouvriers et ouvrières travaillant à la production des jeans sont appelés les jeaneurs et les jeaneuses. Ce nom remplace l’appellation ouvrier, trop souvent dévalorisée dans l’opinion publique. Cependant, Christian Kinnen sensibilise les visiteurs sur ce point : ouvrier vient du mot œuvre, c’est celui ou celle qui réalise une œuvre. En témoigne l’appellation reconnue Meilleur ouvrier de France. Ensemble, ces hommes et ces femmes produisent 1000 jeans par jour.

De plus, l’atmosphère de travail qui plane dans l’usine est joyeuse, on sent par leur accueil chaleureux le plaisir et la fierté des jeaneurs et jeaneuses de mettre leur savoir-faire au service de ce projet. Leur intégration et leur formation s’est étalée sur plusieurs semaines et s’est appuyé notamment sur des exercices de créativité manuelle et d’intelligence collective. C’est à ce moment-là qu’ils ont d’ailleurs défini ensemble les règles de vie de l’usine, chacun pouvant faire valoir son opinion et ses besoins.

Qui dit réindustrialisation locale dit (re)monté en compétence. En effet, les savoir-faire délocalisés il y a quelques décennies afin d’optimiser les coûts de production sont aujourd’hui à réapprendre pour l’industrie française. De plus, l’expertise (re)développée par le Denim Center doit reposer sur un modèle économique pérenne. Ce défi ambitieux est notamment relevé par l’entreprise via l’automatisation d’une partie de la chaîne de production. En effet, l’assemblage d’un jeans demande 40 étapes et les machines, pilotées par les jeaneurs et jeaneuses, permettent d’atteindre les objectifs de rendement quotidiens. Un exemple ci-contre de l’une des opérations complexe pour l’Homme, mais exécutée en quelques secondes par la machine.

 

À qui est destinée la production du Denim Center ?

Le premier commanditaire de l’usine est la marque de prêt-à-porter masculin Jules, pour le futur modèle Cinq Neuf, vendu 59,59€, seulement 10€ plus cher que les jeans importés vendus actuellement par la marque. À ce prix, le Denim Center propose des produits à un prix bien inférieur aux prix du marché du made in France, sur lequel on trouve des jeans entre 90€ et 200€.

En effet, en plus de relocaliser la production, l’objectif du Denim Center est de proposer ses produits au plus grand nombre, et non de lancer une gamme de jeans de luxe. À l’instar du modèle fordien, l’usine veut produire des jeans que ses jeaneurs et jeaneuses aient les moyens d’acheter ensuite.

La production est d’abord destinée à approvisionner les marques du groupe Fashion Cube, notamment Grain de Malice et Bizzbee. Il s’ouvrira ensuite à d’autres marques extérieures au groupe, et pourra même ajouter d’autres produits à son catalogue, comme le sweat-shirt, le t-shirt ou encore le pantalon chino.

 

Quels sont les enjeux portés par le Denim Center ?

L’industrie du textile est la seconde industrie la plus polluante à l’échelle mondiale.

Le denim est le tissu le plus utilisé au monde et représente 35% de la production mondiale de coton, avec son lot de pesticides et de détérioration des sols. La culture du coton consomme également énormément d’eau. La production d’un seul jeans nécessite au total entre 7 000 et 10 000 litres d’eau.

De plus, un jeans peut parcourir jusqu’à 65 000 km de la production du coton à nos armoires, en passant par la filature du coton, sa teinte, la production du denim, l’assemblage du jeans et l’expédition des usines étrangères aux entrepôts de stockage, avant d’être redistribué en magasin.

Pour répondre à ces enjeux, le Cinq Neuf produit pour Jules est produit en toile 100 % recyclée, qui se compose de 81 % de coton recyclé, de 17 % de polyester recyclé et de 2 % d’élasthanne recyclé. Par l’utilisation de tissu recyclé en tunisie, les matériaux parcourent beaucoup moins de kilomètres. C’est évidemment le cas aussi de la distance qui sépare l’usine des points de vente finaux, étant donné que l’assemblage est français.

Concernant la consommation d’eau, le processus permet d’en utiliser 6 fois moins en remplaçant la ressource par un traitement à l’ozone et au laser pour délaver le jeans.

Quant au tissu turque, le Denim Center compte mettre en place des solutions de recyclage pour recréer de la matière à partir de vieux vêtements, et entrer dans une démarche circulaire. D’après Christian Kinnen, l’empreinte carbone d’un jeans produit dans son usine est déjà 10 fois inférieure à celle d’un jeans conventionnel.

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ELECTRODEPOT labellisé Positive Workplace ⭐⭐

Un score de 69/100 pour ELECTRODEPOT, Stéphane Belot nous explique...

Nous rencontrons ici Stéphane Belot, Directeur de la Transition Écologique et Sociétale chez ELECTRODEPOT.
Il nous explique les enjeux liés au label Positive Workplace, ainsi que la méthodologie d’évaluation en vigueur.

Qu’est ce que Positive Workplace ?

Positive Workplace (PWP) est un label RSE Européen Made in France. Cette démarche de labélisation nous a permis d’évaluer notre stratégie de Développement Durable en interrogeant nos clients, nos collaborateurs et nos fournisseurs.

Cet exercice nous permet de progresser et d’impliquer nos principales parties prenantes dans la définition de notre transformation d’entreprise vers un modèle plus soutenable et frugale.

Pourquoi avoir réalisé cette labélisation ?

Nous DEVONS et nous VOULONS transformer notre entreprise pour répondre aux enjeux actuels. Pour cela, nous avons entamé notre transition écologique et sociétale pour « Moins de Carbone et plus de Solidarité » depuis un peu plus de deux ans.

Afin de savoir si nous allons dans la bonne direction, nous souhaitions interroger nos parties prenantes afin de faire le bilan et d’avancer ensemble.

Combien de parties prenantes ont participé à l’évaluation d’ELECTRO DEPOT ?

Au total, 2 236 personnes se sont mobilisées pour évaluer notre trajectoire actuelle et donner des pistes d’amélioration. On peut dire que c’est un sujet qui anime nos parties prenantes !

Comment l’évaluation se déroule-t-elle ?

Le programme de labellisation se déroule en 2 principales étapes :

  • L’évaluation de notre entreprise via un dossier de 170 questions. Tous les éléments doivent être justifiés par des preuves en pièce jointe. Le score obtenu compte pour 50% de la notation finale.
  • L’envoi d’enquêtes anonymes à nos principales parties prenantes : clients, fournisseurs, collaborateurs. Le score obtenu compte également pour 50% de la notation finale.

 

Sur quels critères êtes-vous évalué ?

Nous avons été évalué sur cinq grandes thématiques :

  • L’activité : A savoir notre cœur d’activité, son évolution vers un modèle d’affaires plus responsable et l’intégration de la RSE dans la stratégie de l’entreprise.
  • La gouvernance : Cette thématique porte sur la gouvernance de l’entreprise et évalue l’intégration de la RSE dans le processus décisionnel, la maîtrise des risques et la diversité des instances dirigeantes.
  • Le social : Ce critère comprend principalement la politique de ressources humaines et l’analyse de l’environnement de travail et du bien-être de nos équipes.
  • L’environnement : Cette thématique porte sur la politique environnementale : consommations de matières premières et d’énergie, déplacements, empreinte numérique, etc.
  • Sociétal : C’est à dire l’impact de notre entreprise sur le territoire : évaluation du degré de concertation avec les parties prenantes, achats responsables, communication responsable, etc.

 

et la suite ?

Ce label nous encourage à poursuivre nos efforts pour un monde avec MOINS DE CARBONE et PLUS DE SOLIDARITE. Nous avons identifié de nombreuses pistes d’actions et de progrès  au travers de cet audit et des retours verbatims de nos parties prenantes. Nous allons relever nos manches et poursuivre notre travail, nous espérons bien décrocher la 3ème étoile en 2024 pour les 20 ans d’ELECTRODEPOT ! 

 

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Boulanger Planète, une stratégie durable basé sur le produit.

Boulanger Planète, le choix de la réparabilité, de l’éco-conception et de la durabilité produits.

Conscient de son impact sur l’environnement, Boulanger poursuit ses engagements en tant que distributeur pour une économie plus responsable. C’est un engagement de longue date et une vision à long terme qui s’expriment à travers les services historiques comme Boulanger Second Life créé en 2007.

Réparabilité et Durabilité produits, un engagement sur toute la chaîne de valeur

Le gouvernement a récemment mis en œuvre la loi anti-gaspillage pour favoriser l’économie circulaire : l’objectif est d’atteindre un taux de réparation de 60% de produits électriques et électroniques à l’horizon 2026. 

Boulanger est parmi les premiers retailers à s’être engagés sur le sujet de l’indice de réparabilité. Les équipes ont participé activement à l’élaboration de cet indice ainsi qu’aux grilles de calcul aux côtés des instances concernées. L’indice de réparabilité a été déployé en janvier 2021 sur l’ensemble des canaux et concerne 1200 références parmi 4 catégories (TV, smartphone, lave-linge front & ordinateur portable).  

Que ce soit pour l’indice de réparabilité ou les nouvelles étiquettes énergétiques, ces réglementations sensibilisent les clients pour une consommation plus juste, et sont un guide pour la sélection de l’offre et la conception des produits de marques propres.

Boulanger redouble d’efforts pour accompagner ses fournisseurs dans le déploiement de ce nouvel indice ainsi que ses clients dans l’auto-diagnostic et l’accès aux pièces détachées en offrant plus de 24 000 références disponibles sur boulanger.com.

Les chiffres clés
  • 5 centres de services
  • 180 ateliers réparation en magasin
  • + de 500 techniciens et installateurs à domicile et en atelier
  • + de 1 million de réparations par an dont 40% en magasins, 25% au domicile des clients et le reste à distance 
  • + de 24 000 références disponibles sur boulanger.com

Eco-conception de l’offre

La démarche d’éco-conception est une approche de l’ensemble du cycle de vie d’un produit, depuis l’extraction des matières nécessaires à sa fabrication, à sa fin de vie. Pour Boulanger, c’est à Lesquin que sont éco-conçus les produits et packagings.

Boulanger a lancé sa première gamme de produits éco-conçus via la marque d’accessoires premium, Adeqwat : des housses PC, des câbles et coques smartphones. 

Les matières premières de ces produits sont composées de bouteilles plastique recyclées et de chutes de textile (80%), de fibres de blé (30%), ou encore de plastique recyclé (100%).

En 2020, l’entreprise a également réduit de 80% le plastique utilisé dans les emballages de ses produits de marques propres. En 2021, ils visent le 0 Plastique.

Durant l’étape de fabrication, l’entreprise veille au respect par ses partenaires industriels de sa charte éthique et environnementale. 

L’attention est également portée sur le transport de ces produits pour en limiter l’empreinte carbone grâce à des plus petits emballages et des modes de transport moins polluants.

Enfin, chaque emballage contient des consignes détaillées de tri et de recyclage pour favoriser le recyclage des emballages.

Pour en savoir plus sur la démarche d’éco-conception, découvrez la vidéo de Boulanger…

“Au quotidien, nous nous engageons à inventer et trouver des solutions économiques pérennes et à permettre au public de devenir des consommateurs éclairés et acteurs du changement. Nous croyons qu’ensemble nous pouvons œuvrer pour un monde plus durable.”

Michael Rogué, Directeur de la transition écologique chez Boulanger.