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Mobivia, vers un transport maritime décarboné

La démarche de Mobivia comme écosystème d'entreprises à impact positif.

Mobivia s’est engagée aux côtés des automobilistes, des citoyens, et de l’ensemble de ses parties prenantes pour devenir un écosystème d’entreprises à impact positif pour l’Homme et la Planète face aux défis de la mobilité. 

A ce titre, MGTS, centrale internationale de négociation et de trading de Mobivia, agit au quotidien sur l’ensemble de son périmètre pour diminuer son impact environnemental. Le projet « achats responsables » comprend trois volets : 

  • Une meilleure sélection de nos fournisseurs au travers d’audits sociaux et environnementaux, plus récemment du programme Ecovadis et des projets de relocalisation et réindustrialisation en cours. 
  • Des produits mieux conçus avec l’ajout de critères d’écoconception dans les cahiers des charges et un programme engagé d’économie d’emballages notamment sur la réduction du plastique. (-110t sur les 3 dernières années)
  • Une logistique amont plus vertueuse avec la priorisation depuis de nombreuses années des transports alternatifs comme l’utilisation de solutions ferroviaires ou par barges fluviales. Et depuis l’année dernière le lancement d’un nouveau projet à fort impact. 

 

En effet alignés sur une trajectoire commune de décarbonation, Mobivia s’est associée aux 2 transporteurs internationaux Maersk et CMA-CGM afin de réduire l’impact environnemental de son transport maritime. MGTS a ainsi investi fortement dans les programmes récents Cleaner Energy et Eco Delivery proposés par CMA-CGM et Maersk. Ces programmes contribuent à une diminution de l’impact du fret maritime en remplaçant le fioul lourd de leur flotte de porte containers par l’utilisation de biocarburants de 2ème génération. 

Ces biocarburants sont issus du retraitement de biomasses telles que les huiles de fritures usagées, des déchets alimentaires ou issus de la décomposition de certaines algues. Leur production est garantie sans déforestation. L’utilisation de biocarburants est une action à impact immédiat sur la réduction des gaz à effet de serre à l’inverse de certains projets de compensation. 

Depuis le 15 juillet 2021, la totalité des flux transporteurs est passée en biofuel. 

Sur l’année 2022 ce seront ainsi 85% d’émissions de CO2 qui seront économisées, soit 4100 tonnes de CO2 en moins. Avec cette initiative, Mobivia fait figure de pionnier dans le commerce de détail et dans le secteur de l’automobile.

A ce titre, Mobivia a été distingué d’un « coup de cœur » lors de la cérémonie des R-Awards organisé par le « Collectif Génération Responsable » le 9 décembre dernier. 

Avec la conviction que les actions en faveur de la Planète doivent être partagées, le 3 mars, MGTS a co-animé avec CGM-CMA un webinaire invitant ses différents fournisseurs et les membres de la Sytia. Il s’agissait de présenter la solution biocarburant et le retour d’expérience de Mobivia après 8 mois d’utilisation de ce service.

 

 

Anne-Danièle Fortunato (Norauto) recevant les R-award le 9 décembre 2021

 

Les R-award remportés par Mobivia et Norauto
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La « compensation » carbone chez United.b

Un premier aperçu des actions mises en place par United.b

La compensation carbone, c’est quoi ?

Ensemble des mesures techniques ou financières permettant de compenser, en partie ou en totalité, les émissions, dans l’atmosphère, de gaz à effet de serre (GES) d’origine anthropique qui n’ont pu être évitées.

Quels sont les critères pour qu’une mesure (un projet) soit reconnue comme compensatoire ?

Un récent décret indique 5 critères pour qu’un projet respecte les modalités de compensation :

  • Mesurable : les GES évitées ou séquestrées grâce au projet sont quantifiées sur la base d’une méthodologie transparente, disponible publiquement. Cette méthode se fonde sur les dernières connaissances scientifiques et techniques. 
  • Vérifiable : Les GES évitées ou séquestrées sont vérifiées par un auditeur indépendant du porteur de projet. 
  • Permanent :  les GES évitées ou séquestrées le sont de manière permanente. Le risque de non-permanence est pris en compte par la méthode de quantification. 
  • Additionnel : le projet de compensation n’aurait pas pu être mis en œuvre sans le financement dédié, en prenant en compte les incitations économiques existantes, les bonnes pratiques et les obligations en vigueur. 
  • Transparent : La méthode à laquelle se réfère le projet de compensation, ainsi que les éléments descriptifs du projets, sont disponibles publiquement et facilement accessibles

 

« Compensation », émissions « séquestrées » ou « évitées », « neutralité carbone », « puits de carbone »… À quel moment United.b utilise ces mots ?

Comme indiqué ci-dessus, les termes « séquestrées » et « évitées » sont utilisés pour désigner deux sortes de projets. La séquestration permet l’absorption du C02 dans des « puits de carbone » naturels ou artificiels (réservoir qui absorbe le carbone sur un temps très long). À ce jour, les puits de carbone les plus fiables et mis en œuvre sont ceux naturels, avec les océans, les forêts et les sols. 

Pour les projets d’évitement, il est question de la mise en place d’une innovation, d’une technique ou d’un produit permettant au périmètre du projet d’émettre moins de C02.

Exemple concret de projet d’émissions évitées (chiffres pris au hasard) : dans une situation de référence, une structure a émis en 2020 1000 kilos de C02 en ayant vendu 100 téléphones neufs, émettant 10kg CO2/unité. Cette structure met en place un projet de téléphones reconditionnés qui n’émettent que 5kg CO2/unité. En vendant 80 neufs et 20 reconditionnés, le bilan C02 n’est plus que de 900 kg, soit 100 kg d’évités. 

Concernant la « neutralité carbone », elle se définit comme la situation dans laquelle un niveau d’émissions de GES est totalement compensée par l’absorption du même niveau de GES dans des puits de carbone. Atteindre cette neutralité planétaire passe par deux grands leviers : la réduction des émissions et l’augmentation des puits de carbone. United.b s’inscrit ici dans la logique développée par le référentiel NZI (Net Zero Initiative), ou encore plus récemment l’initiative Science Based Targets, qu’elle va prochainement mettre en place dans sa stratégie Planet.

Il est nécessaire de sortir d’une logique statique et ponctuelle où la neutralité peut être atteinte annuellement à l’échelle de l’entreprise, et de s’engager dans une gestion dynamique et permanente de la performance climat du groupe, afin de maximiser sa contribution à l’atteinte de la neutralité mondiale. De plus, nous pouvons percevoir une évolution ces dernières années de la perception des revendications faites par les entreprises de neutralité carbone, de plus en plus considérées par le grand public et les acteurs de la lutte contre le changement climatique comme du greenwashing.

Enfin, depuis août 2021, la loi Climat et Résilience encadre fortement la possibilité pour une entreprise d’affirmer qu’un produit ou un service soit neutre en émissions de GES. De ce fait, United.b fait le choix de ne plus chercher à se revendiquer neutre, mais de se revendiquer acteur contributif à la neutralité planétaire. 

Logiquement, cette même évolution s’est appliquée pour le terme de « compensation carbone », puisque la compensation est l’action permettant cette neutralité carbone théorique de l’entreprise. Un dernier élément rend encore plus risqué pour une entreprise d’affirmer avoir compensé une partie ou la totalité de ses émissions : aucun des projets de compensation carbones actuels ne permet une compensation des émissions sur la même année. Pour les projets de compensation forestiers, ceux-ci compensent en moyenne les émissions à l’année n sur n+30, voire davantage. Ce fait pourrait être un avantage pour nos futurs projets de reconditionnement labellisés, puisque les émissions évitées sont immédiates sur l’année n.

De ce fait, nous ne parlerons plus pour United.b de stratégie de compensation carbone, mais de stratégie fonds carbone. Voilà pourquoi nous mettons depuis le début de cet article le terme compensation entre guillemets. 

 

Les prochaines dispositions légales

À ce jour, la compensation carbone est une démarche volontaire de l’entreprise. Cependant, la réglementation se précise et devient chaque année plus ambitieuse. 

Le décret indiquant les 5 critères susmentionnés précise qu’un prochain arrêté fixera le pourcentage minimum des réductions d’émissions générées par un projet de compensation carbone pour que ses crédits carbone soient reconnus.

Toujours dans ce même décret, est instauré le principe de bonification de crédits carbone dans les projets. Le principe est le suivant : si un projet de compensation carbone apportent des bénéfices significatifs à la préservation et restauration des écosystèmes, la valorisation des tonnes de C02 réduites ou évitées pourra être supérieure à celle calculée. Un arrêté établira les critères déterminant si un projet apporte des bénéfices significatifs, le taux de bonification ainsi que le niveau maximal de valorisation supplémentaire pouvant être accordé par ce biais.  

Enfin, au niveau européen, la Commission européenne a annoncé le 19 octobre 2021, dans son programme de travail de 2022, la mise en place d’un cadre réglementaire pour la certification des absorptions de carbone, expliquant vouloir avec ce futur cadre « intensifier le déploiement d’absorptions durables de carbone et créer un nouveau modèle économique récompensant les gestionnaires de terres pour de telles pratiques ».

Après plusieurs mois de réflexion sur le sujet, United.b a présenté sa première stratégie fonds carbone à son comité Planète fin janvier 2022. Celle-ci a dans l’ensemble convaincu ses membres. Passée la rédaction de notre DPEF fin avril, nous la mettrons en œuvre et ne manquerons pas de vous la partager.

Charles Vielvoye - responsable économie circulaire pour United.b

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Decathlon sensibilise ses équipes aux enjeux planète

L'entreprise accélère en déployant la Fresque du Climat et l'atelier The Week à l'international en 2022.

La Fresque du Climat : un atelier qui a fait ses preuves en France

Lancée en 2020 chez Decathlon, la « Fresque du Climat » a déjà permis à plus de 1500 collaborateurs Français de mieux comprendre les causes et les conséquences du dérèglement climatique. Si les premiers participants pouvaient compter sur un petit groupe de « fresqueurs » internes motivés, ce sont désormais 50 Decathloniens qui ont rejoint la communauté et participent à diffuser l’atelier en France. Les retombées sont très positives : la note moyenne donnée par les participants est de 4,8/5, et 97% des collaborateurs se disent motivés à agir suite à leur participation à la Fresque. En 2022, Decathlon souhaite accélérer la diffusion de l’atelier aux équipes retail en mobilisant ses réseaux de leaders régionaux.

 

Objectif 2022 : déployer l’atelier à l’international

Le succès de la Fresque du Climat en France a d’ores et déjà convaincu certains pays à se lancer dans l’aventure. Ainsi, la Chine, l’Inde, le Vietnam, la Belgique et le Maroc ont récemment organisé des ateliers en local, à l’aide de facilitateurs externes. L’enjeu pour l’équipe projet est d’accompagner les pays dans le recrutement d’animateurs internes et de monitorer les reportings afin de garantir la traçabilité du nombre de sessions et de participants formés dans le monde. Afin d’assurer la diffusion de l’atelier, la Fresque du Climat a été ajoutée au parcours d’intégration de tout nouvel arrivant. En 2022, Decathlon se fixe l’objectif d’atteindre 5000 collaborateurs sensibilisés à l’enjeu Climat grâce à la Fresque .

 

The Week, un nouveau format adopté par les collaborateurs

En parallèle, l’expérience The Week, testée et validée par un panel de Decathloniens en 2021, s’est ajoutée au référentiel des ateliers de sensibilisation de Decathlon. Créée en 2020 par Frédéric et Hélène Laloux, cet atelier composé de trois sessions de 1h30 réparties sur une semaine se propose d’accompagner les collaborateurs dans leur prise de conscience face à l’urgence environnementale. Alternant visionnage de vidéos et discussion de groupe, les participants progressent au fil des séances à travers l’écoute de leurs émotions. Lancé à grande échelle en début d’année 2022, l’atelier suscite un réel « avant-après » pour un grand nombre de collaborateurs qui se disent très motivés à agir suite à l’atelier.

 

A travers ces ateliers de sensibilisation, Decathlon souhaite accompagner ses collaborateurs dans leur prise de conscience et leur montée en connaissance des enjeux environnementaux afin de leur donner les clés pour agir dans leur périmètre. C’est un élément fort de la transition dans laquelle Decathlon est engagé, qui est de plus en plus plébiscité par les collaborateurs et soutenu par le top management de l’entreprise.

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Le plan de sensibilisation climat d’Auchan Retail

Découvrez le programme de sensibilisation concocté pour la DPW

La compréhension des enjeux du changement climatique est primordiale pour engager les collaborateurs dans une transition de leurs métiers. La Direction Produit Internationale d’Auchan a fait le choix de sensibiliser l’ensemble de nos collaborateurs en trois étapes :

Mi-janvier : Nous avons organisé une plénière climat lors de laquelle le bilan carbone et les engagements du groupe ont été présentés.

Les 7 et 8 mars : Chaque collaborateur a participé à une conférence “Pitch Climat” d’1h30. Cette conférence, obligatoire pour tous, a été adaptée à nos métiers et déclinée en 4 versions : Managers, Équipe produit, Bureaux de sourcing et Fonctions support. Les causes et les conséquences du changement climatique y ont été présentées, ainsi que les priorités d’actions par typologie de métiers.

À partir de mi-mars : les collaborateurs seront amenés à participer à une fresque du climat. La dernière partie de la fresque, sur le passage à l’action, a été adaptée afin de présenter le panel d’actions possibles au sein de nos métiers. Des cartes actions ont été créées afin de rester dans l’état d’esprit de la fresque. Elles comprennent une présentation de l’action, son contexte, l’effort nécessaire pour la mettre en œuvre ainsi que l’impact attendu.

Ce cheminement permet aux collaborateurs d’entrer dans le sujet par étapes progressives, sur un temps court, afin d’entamer une transition dès 2022. Cette transition va impliquer l’ensemble des équipes et il est important que chacun comprenne l’objectif que nous nous fixons en terme de réduction des émissions de CO2. 

Et cela ne s’arrête pas là ! En plus des projets concrets de réduction de nos émissions de CO2, les formations métiers seront adaptées petit à petit pour accompagner les collaborateurs sur les évolutions de leurs métiers.

Notre direction s’est fortement engagée pour que chaque collaborateur ait les connaissances nécessaires pour entamer une transition sur le long terme. C’est très stimulant de travailler dans un contexte aussi dynamique et ouvert au changement!

Chloé Pellerin - Chef de projet RSE alimentaire - Auchan Retail International