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Point de bascule pour la Forêt Amazonienne

Selon Greenpeace, “l’équivalent d’un terrain de football de forêts disparaît toutes les deux secondes”.

Selon un rapport du 6 septembre 2022, la forêt amazonienne aurait atteint son point de bascule : la perte de 25% de la surface de la forêt amazonienne

À cause de la déforestation et du dérèglement climatique, l’Amazonie a connu de nombreux incendies ces dernières années. Depuis début septembre, environ 3000 incendies par jour se déclarent, soit un départ de feu toutes les deux minutes

En 4 ans seulement, la déforestation a atteint plus de 75% par rapport à la décennie précédente. 

 

Que veut dire « point de bascule » / « point de non retour » de la forêt amazonienne ?

La forêt amazonienne a sa propre biodiversité, un climat équatorial (chaud et humide) qui héberge plus d’une espèce sur 10 connues sur Terre.

Le point de bascule correspond au moment où, à cause de la déforestation, les 25% de la forêt amazonienne disparue ne sont plus en capacité de se régénérer. Dans un futur proche, le climat va devenir de plus en plus sec et la forêt pourrait se transformer en savane. Cela marquera également un point de non-retour pour la faune et la flore locales qui périront à cause du dérèglement climatique (hausse des températures, la montée des eaux, une augmentation des maladies…). 

De plus, les précipitations sont en partie liées aux forêts, et leur intensité diminue à mesure que la déforestation augmente. En conséquence, c’est la sécheresse qui augmente, et la forêt restante risque de ne plus avoir suffisamment d’eau pour se maintenir et se renouveler. Outre le maintien de la flore amazonienne, on observe une raréfaction des ressources en eau douce. En effet, la forêt amazonienne serait liée au fonctionnement de plus de 10% du stock mondial d’eau douce. Si la première meurt, le second se tarit, et les stress hydriques s’intensifient.

 

Quelles sont les causes de cette déforestation ? 

  • L’agriculture : l’élevage bovin, la production de soja destiné à nourrir les animaux d’élevage, la production d’huile de palme, de cacao ou encore de caoutchouc.
  • La construction d’infrastructures : autoroutes, de chemins de fer, méga-barrages….
  • L’industrie minière : destruction et pollution de l’environnement via les mines et les puits.
  • Le commerce du bois : le trafic de bois illégal pèse près de 150 milliards de dollars par an, soit environ 10% du marché mondial.

 

Pourquoi devrions-nous nous en préoccuper alors que l’Amazonie est à 8400 km de chez nous » ? 

Avant, la forêt amazonienne absorbait la totalité du CO2 qu’elle rejetait et constituait, avec les océans et l’atmosphère, les poumons de la Terre.

Or, l’une des pratiques les plus répandues dans la déforestation est l’incendie, ravageant rapidement et à moindre coût économique les écosystèmes locaux jugés moins rentables que les plantations d’huile de palme ou de soja. La quantité de CO2 générée par la combustion de la flore amazonienne est aujourd’hui supérieure à la quantité assimilable par la forêt restante. Le poumon vert n’est donc plus en capacité de compenser ses propres émissions, encore moins les émissions mondiales.

Si les mentalités n’évoluent pas et qu’il n’y a pas de mobilisation contre la déforestation, la forêt amazonienne pourrait dégager jusqu’à 90 milliards de tonnes de CO2, soit plus de 2 fois les émissions de CO2 mondial actuelles !

 

Quelles solutions ?

Dans son article sur le sujet, Bon Pote propose plusieurs solutions pour esquiver ce fameux point de bascule :

  • Réduire l’agriculture intensive commerciale, la commercialisation et la consommation de produits qui en sont issus,
  • Réduire l’exploitation minière et forestière, privilégier les exploitations locales et régénératives,
  • Réduire les émissions dues à la déforestation et la dégradation des forêts en attribuant une valeur monétaire au carbone stocké dans les forêts afin d’inciter les pays en développement à les préserver tout en favorisant un développement économique respectueux et durable.
  • Réguler la finance, notamment le trading des matières premières. 
  • Réguler les chaînes d’approvisionnement afin qu’elles deviennent transparentes et traçables à 100% pour le consommateur. En exclure les producteurs qui prennent part à la déforestation, notamment Cargill, JBS et Marfrig.

Pour aller plus loin, Acts and Facts vous conseille le film documentaire Poumon vert et tapis rouge. Réalisé tel un thriller, le documentaire permet, étape par étape, d’aborder des causes majeures de la crise environnementale comme la déforestation ou la surexploitation dans la forêt Amazonienne, le poumon vert de notre planète à bout de souffle.

Sources :

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2022 : dépassement d’une 5ème limite planétaire

Limite "pollution chimique" - décryptage et explication

Le 18 janvier 2022, des scientifiques du Stockholm Resilience Center (SRC) ont annoncé que nous avions franchi une 5ème limite planétaire, celle de la pollution chimique. Il s’agit de la 5ème des 9 limites planétaires identifiées.

 

Qu’est-ce qu’une limite planétaire ?

En 2009, Johan Rockström et 28 scientifiques internationaux ont identifié les processus qui régulent la stabilité et la résilience du système Terre, et ont déterminé une mesure quantitative des frontières planétaires dans lesquelles l’humanité peut continuer à se développer et à prospérer. Il s’agit de limites au-delà desquelles les capacités du système Terre à absorber les conséquences des activités humaines sont compromises, et l’avenir de l’humanité avec. En rouge apparaissent les limites dépassées en 2015 :

Source : figure traduite depuis Steffen et al., 2015 ; Planetary boundaries: Guiding human development on a changing planet, Science
Traduction : Bon Pote, l’économie du Donut

Franchir ces frontières écologiques revient à dépasser la limite de durabilité de notre environnement. Ce phénomène devrait nous motiver à modifier nos modes de production/consommation.

 

Quelques subtilités importantes à retenir :

  • Le SRC explique qu’il semble «plus judicieux et prudent de définir des frontières planétaires (c’est à dire une zone de risque accru) que des limites (point de basculement radical) car les points de rupture sont imprévisibles, voire pratiquement inexistants dans la plupart des cas.
  • Aspect systémique : les processus de régulation interagissent et la perturbation de l’un affecte la régulation et/ou la résilience des autres.

 

La 5e limite planétaire : “pollution chimique”

La cinquième limite planétaire à être officiellement dépassée est celle qu’on appelle la pollution chimique. C’est grâce aux travaux de Kate Raworth (théorie du donut) que les chercheurs ont réussi à quantifier la pollution chimique, ou “l’introduction d’entités nouvelles” dans la biosphère et ont pu conclure qu’une nouvelle limite planétaire avait été franchie. Sur les réseaux sociaux, la communauté scientifique a unanimement alerté sur la gravité de la situation. Olivier Fontan, ancien directeur exécutif du Haut Conseil pour le Climat, est sans équivoque : “on meurt étouffés de nos produits chimiques et plastiques”. Voici le nouveau graphique mis à jour :

Source : Stockholm Resilience Center, jan. 2022
Traduction : Sydney Thomas pour Bon Pote

 

Pour donner un ordre de grandeur :

  • Il existe aujourd’hui environ 350 000 types de produits chimiques différents sur le marché. Leur volume de production a été multiplié par 50 depuis les années 1950 et pourrait encore tripler d’ici 2050.
  • La masse du flux de plastique actuellement sur Terre équivaut à plus du double de la masse de tous les mammifères vivants, et environ 80 % de ces plastiques restent dans l’environnement.
  • Les plastiques contiennent plus de 10 000 autres produits chimiques. Leur dégradation environnementale crée donc de nouvelles combinaisons de matériaux et des très grands risques environnementaux.

Certains de ces polluants se retrouvent dans le monde entier, de l’Arctique à l’Antarctique, et peuvent être extrêmement persistants. Nous disposons de preuves accablantes de leur impact négatif sur les systèmes terrestres, notamment la biodiversité et les cycles biogéochimiques.

Bethanie Carney Almroth - Professor of Ecotoxicology at University of Gothenburg

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Décryptage de la loi Climat et Résilience

Focus sur le vrac, pièces détachées, et performance énergétique et environnementale des constructions et rénovations

Depuis quelques années, les réglementations autour de la responsabilité de l’entreprise s’accélèrent, avec par exemple la loi Pacte, la loi AGEC et la loi Climat et Résilience. 

C’est la loi Climat et Résilience que Charles Vielvoye de United.B (ci-contre) décrypte pour nous aujourd’hui.

Qu’est-ce que la loi Climat et Résilience ?

Promulguée le 22 août 2021, la loi Climat et Résilience est le résultat de la Convention citoyenne du Climat d’automne 2020. Visant à accélérer la transition écologique de la société et de l’économie françaises, la loi a pour ambition d’ancrer l’écologie dans le quotidien : services publics, éducation, urbanisme, déplacements, modes de consommation, justice…

La loi contient un grand nombre d’articles (305 articles, soit plus du double que la loi AGEC !). De plus, aucun décret d’application n’a encore été publié. Aussi, tout comme la loi susmentionnée, nous vous présenterons dans ce premier article les trois mesures phares de cette loi selon les activités de United.b.

Le sujet de l’affichage environnemental ayant déjà été étudiée dans l’article sur la loi AGEC (lire l’article), nous vous invitons à vous référer à ce dernier pour en savoir plus à ce sujet.

Article 23 : accélération de la vente en vrac

Au 1er janvier 2030, les commerces de vente au détail d’une surface supérieure ou égale à 400 mètres carrés consacreront aux produits présentés sans emballage primaire, y compris la vente en vrac :

  • Soit au moins 20 % de la surface de vente de ses produits à la vente.
  • Soit un dispositif équivalent exprimé en nombre de références ou en proportion du chiffre d’affaires.

Un décret définira les objectifs à atteindre en fonction des catégories de produits, des spécificités des réseaux de distribution, ainsi que des adaptations requises dans les pratiques des producteurs, distributeurs et consommateurs.

Une expérimentation est menée pendant une durée de trois ans à compter d’une date définie par arrêté. Elle évaluera les modalités de développement de cette vente, notamment les contraintes empêchant la vente en vrac de certains produits.

Article 30 : garantie pièces détachées

Les fabricants et importateurs d’équipements électroménagers et de petits équipements informatiques assureront la disponibilité des pièces détachées de ces produits pendant la période de commercialisation, ainsi que pendant une période minimale d’au moins 5 ans après la date de mise sur le marché de la dernière unité de ce produit. Il en est de même pour les engins de déplacement personnel motorisés.

Un décret précisera les modalités d’application, la liste des produits et pièces concernés

=> Ceci est une modification de l’article 19 de loi AGEC. La garantie pour les engins de déplacement personnel motorisés entre en vigueur le 1er janvier 2023, 1er janvier 2022 pour les EEE.

Tout manquement est passible d’une amende de 75 000 € pour une personne morale.

Article 101 : performance énergétique et environnementale des constructions et rénovations

Dans le respect des objectif généraux de performance énergétique et environnementale, les constructions de bâtiments à usage commercial de plus de 500m2 et de bâtiments à usage de bureaux de plus de 1000m2 devront intégrer soit :

  • Un procédé de production d’énergies renouvelables
  • Un système de végétalisation basé sur un mode cultural ne recourant à l’eau potable qu’en complément des eaux de récupération
  • Tout autre dispositif aboutissant au même résultat

Un arrêté fixera les caractéristiques minimales qui doivent respecter la deuxième option.

Ces obligations s’appliqueront :

  • Aux constructions de bâtiments ou parties de bâtiment à usage commercial, industriel, d’entrepôt, et aux parcs de stationnement accessibles au public lorsqu’elles créent plus de 500 mètres carrés d’emprise au sol.
  • Aux construction de bâtiments ou parties de bâtiment à usage de bureau, lorsqu’elles créent plus de 1 000 mètres carrés d’emprise au sol.
  • Aux extensions et rénovations lourdes de plus de 500 mètres carrées pour les bâtiments du 1), et à celles de de plus de 1000 mètres carrées pour les bâtiments du 2ème point.

Un décret précisera la nature des travaux de rénovation lourde.

Ces obligations seront réalisées en toiture du bâtiment ou sur les ombrières surplombant les aires de stationnement, sur une surface au moins égale à 30 % de la toiture du bâtiment construit (ou rénové de manière lourde) et des ombrières créées.

Par décision motivée et validation de l’autorité compétente d’autorisation d’urbanisme, les constructions et extensions peuvent voir ne pas se faire appliquer ces obligations si les travaux ne peuvent être réalisés dans des conditions économiquement acceptables.

Les critères relatifs à ces exonérations sont précisés par décret. => Entrée en vigueur le 1er juillet 2023.

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Retour sur la COP26

Quels étaient les objectifs de cette COP et qu'en a-t-on tiré ?

Qu’est-ce que la COP ?

La COP ou Conférence des Parties est une rencontre annuelle des Etats.

Elle fait partie de la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques adoptée au sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992

La COP26 s’est tenue à Glasgow du 1er au 12 novembre 2021 et a réuni 197 nations.

 

Une participante à la COP26. ©REUTERS

 

Quels étaient les grands objectifs de la COP26 ?

 

0 émission nette d’ici 2050 pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C

Lors de l’accord de Paris en 2015 (COP21), les pays se sont engagés à revoir leur cible de réduction d’émissions tous les 5 ans.

Cette année, les pays devaient s’engager à ne pas ouvrir de nouvelles centrales à charbon, à aider les pays en développement à se fournir en énergie verte et à privilégier les voitures à 0 émission nette.

Protéger les communautés et les habitats naturels

Cet objectif consistait en la mise en place d’un plan « Adaptation Communication » résumant pour chaque pays, ses actions et futures actions menées pour s’adapter aux impacts du réchauffement climatique. Pour cela, chaque pays devait lister les zones nécessitant une aide et les actions mises en place, afin de partager ses best pratices.

L’« Adaptation Action Coalition » devait permettre de trouver une solution aux impacts les plus sérieux du réchauffement climatique.

La finance au service de ces objectifs

Les pays s’étaient déjà engagés à mobiliser 100 milliards de dollars par an pour soutenir les pays en développement dans la finance verte, et devaient renforcer leur engagement de sorte que le climat soit pris en compte dans chaque décision d’investissement à l’échelle des pays, avec pour objectif une émission nette nulle.

Travailler ensemble pour réussir

La volonté était de faire participer tous les pays, ainsi que les communautés, et particulièrement les plus vulnérables face au réchauffement climatique, pour que leurs voix soient entendues. De plus, tous les niveaux doivent travailler ensemble : gouvernements, entreprises, société civile…

La COP26 représentait donc une opportunité de changement économiques, politiques et sociaux majeurs pour faire face aux défis climatiques. Mais fut-elle à la hauteur de l’urgence climatique. 

Voici une vidéo intéressante réalisée à l’occasion de la COP26, mettant en scène un dinosaure venu sensibiliser les dirigeants aux conséquences d’une extinction.

 

Qu’en a-t-on tiré ?

 

Des voitures neuves zéro émission d’ici 2040  

Pour la première fois, la COP26 a accueilli plusieurs ministres des transports, dont le français Jean-Baptiste Djebbari, secteur capitalisant 10 % des émissions mondiales de GES.

Une trentaine de pays, des régions et une dizaine de constructeurs automobiles se sont engagés à faire en sorte que toutes les voitures neuves vendues soient zéro émission d’ici 2040. Parmi les signataires figurent le Royaume-Uni, l’Irlande, la Suède et Israël.

Cependant, de très importants pays constructeurs n’ont pas signé, comme la Chine, les Etats-Unis, le Japon, la France ou l’Allemagne. La France, notamment préfère s’engager sur la fin de la vente des véhicules non électrifiés d’ici 2030.

À la surprise générale, la Chine et les Etats-Unis, premiers émetteurs mondiaux de GES, ont réaffirmé leur attachement aux objectifs de l’accord de Paris en annonçant « prendre des mesures renforcées pour relever les ambitions pendant les années 2020 ».

Neutralité carbone ?

Beaucoup d’initiatives multilatérales ont été évoquées quant la sortie des énergies fossiles. Certains pays émergents, comme l’Inde, ont annoncé leur neutralité carbone d’ici 2070, et une réduction drastique de leurs émissions d’ici 2030.

La France a rejoint l’accord mettant fin aux financements à l’étranger de projets d’exploitation d’énergies fossiles sans techniques de capture du carbone d’ici fin 2022. 

Limiter la déforestation

Une centaine de pays abritant plus de 85% des forêts du monde se sont engagés à préserver leurs écosystèmes, comme les Etats-Unis, la France, la Chine et l’Australie, annonçant la fin de la déforestation d’ici 2030. L’objectif est de mettre fin à l’abattage industrielle d’ici 10 ans.

Cette initiative sera soutenue par un financement public et privé de 19,2 milliards de dollars (16,5 milliards d’euros). 

Mais ces engagements avaient déjà été pris par 38 pays en 2014.

Diminuer les émissions de méthane, deuxième GES lié à l’activité humaine

C’est une première : un « pacte global pour le méthane » a réuni une centaine de pays pour la réduction d’au moins 30% leurs émissions de méthane d’ici à 2030. Ces pays, dont le Canada, le Japon, les Etats-Unis, l’Union européenne ou encore le Brésil, représentent environ 40% des émissions mondiales.

Cependant, la Chine, la Russie et l’Inde, parmi les principaux émetteurs de méthane, ont refusé le pacte. 

Vers la fin du charbon en 2040 ?

Une quarantaine de pays se sont engagés à abandonner le charbon d’ici à 2030 pour les pays développés et d’ici à 2040 pour les nations les plus pauvres.

Certains des plus gros consommateurs mondiaux ont signé l’accord, comme le Canada, l’Ukraine, le Chili, le Vietnam et la Pologne.

L’accord prévoit également de ne plus financer de nouvelles centrales charbon, ni sur leur territoire national ni à l’étranger, et à accélérer le déploiement des énergies renouvelables, à hauteur de 16 milliards d’euros d’investissement annuel.

Cependant, les gros consommateurs mondiaux de charbon que sont les Etats-Unis, la Chine, l’Inde, le Japon et l’Australie, n’ont pas rejoint l’accord.

Les énergies renouvelables 

Une coalition en faveur des énergies propres a regroupé des Etats, des industriels, des organisations internationales, des scientifiques et des regroupements de citoyens.

Baptisée « Green grids. One sun, one world, one grid »  (Réseau vert : un soleil, une planète, un réseau), son objectif est d’accélérer la construction de centrales solaires et d’interconnecter les réseaux électriques. La France fait partie du comité de pilotage ainsi que l’Inde, le Royaume-Uni et les Etats-Unis.

Une agriculture plus respectueuse des écosystèmes 

45 gouvernements ont plaidé pour une protection renforcée de la nature et 95 entreprises de l’agro-alimentaire affirment vouloir changer leurs pratiques pour mieux préserver les milieux naturels.

26 Etats ont renouvelé leurs engagements de changement de politique agricole afin qu’elle soit plus durable et moins polluante.

A été reconnu le rôle de la biodiversité dans la lutte contre le changement climatique et la nécessité de préserver « l’intégrité des écosystèmes », notamment les océans et la cryosphère.

Réels engagements ou effets d’annonce ? En 2009, les pays riches avaient promis aux pays plus pauvres et plus exposés de porter une aide annuelle pour la lutte contre le changement climatique à 100 milliards de dollars en 2020… et que les supposés bénéficiaires n’ont toujours pas reçue.  Les donateurs assurent désormais pouvoir honorer leur engagement à partir de 2023 grâce à un nouveau « plan de livraison ».

Aucune mention n’a été faite d’un mécanisme de compensation des « pertes et préjudices » subis par ces pays, pourtant une de leurs revendications fortes.